« Le plus difficile, ce n’était pas les symptômes. C’était de me sentir incomprise. »
CATHERINE, 60 ans
Interview CATHERINE
Catherine a 60 ans. Pharmacienne en zone rurale, elle vit avec la ménopause depuis cinq ans. Son double regard, à la fois professionnel et intime, lui donne une lucidité particulière sur cette période qu’elle n’a pourtant pas traversée sans peine. Entre fatigue persistante et désert médical, elle témoigne avec franchise.
Comment avez-vous réalisé que vous entriez en ménopause ?
« Pas du jour au lendemain. J’ai d’abord lu des symptômes dans un magazine, et j’ai fini par faire le lien. Mais accepter que c’était vraiment ça, ça a pris du temps. C’est aussi psychologique. »
Qu’est-ce qui a été le plus difficile à traverser ?
« La fatigue, surtout. Et puis trouver un rendez-vous chez un gynéco en zone rurale, c’est compliqué. Il n’y en a pas beaucoup. Il y a une vraie difficulté à accepter ce changement. »
Comment cherchez-vous des informations sur ce sujet ?
« Je suis dans le milieu, donc je sais un petit peu. Mais sinon, je vais sur Google, ou ChatGPT maintenant. Les réseaux sociaux, non, pas vraiment. »
Qu’est-ce qu’un bon outil numérique devrait proposer ?
« Des témoignages, des conseils pratiques, un avis médical fiable. Et que la femme puisse en parler à quelqu’un. Ce n’est pas tabou, mais c’est important d’être écoutée. »
« J’aime bien savoir que t’es pas toute seule à ressentir les mêmes choses. Ça, c’est important. »
Qu’est-ce qui vous freinerait dans l’utilisation d’une application ?
« Ne pas savoir d’où elle sort. Il faut que ça soit crédible, que les sources soient visibles, que ça paraisse professionnel. Et la confidentialité des données, c’est important. »
Qu’est-ce qui vous attirerait dans une application comme Olyvia ?
« J’irais voir les témoignages en premier. Et le suivi des symptômes. Il faudrait que ce soit simple, cocooning, avec un conseil du jour dès l’écran d’accueil. »